
Seuls 150 auteurs français environ vivent de leurs écrits. C'est le chiffre avancé par le site économique de Rue89, qui a enquêté sur «le train de vie des grandes plumes françaises», sujet tabou ou, du moins, très confidentiel dans les milieux germanopratins.
Le long article, bien renseigné, que signent Hubert Arthus et David Servenay sur Eco89 répertorie quatre catégories, noms d'auteur à l'appui. Un bref rappel, d'abord, signale que les sources de rémunération sont au nombre de deux pour les écrivains: l'«à -valoir», en premier lieu, calculé selon les chiffres de vente des ouvrages précédents et l'attente du nouveau livre (BibliObs signalait ainsi la semaine dernière que BHL et Houellebecq auraient reçu, pour «Ennemis publics», la somme de 300.000 euros chacun); les droits d'auteurs, d'autre part, perçus un an après la sortie du livre selon un pourcentage du prix de vente hors taxe.
En tête de liste, selon Rue89, «l'échappée belle», qui regroupe une douzaine d'écrivains dont les à -valoir oscillent entre 1 et 2 millions d'euros par livre. Profil des candidats: «être à la fois original et consensuel», personnel et populaire, avoir signé plusieurs best-sellers et assurer une production régulière. C'est le cas de Jean d'Ormesson, Marc Levy, Michel Houellebecq, Bernard Werber et Jean-Christophe Grangé, Anna Gavalda, Fred Vargas et Amélie Nothomb.



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