Un roman écrit en vers, un roman californien de surcroît et pourquoi pas? L'auteur, né à Calcutta en 1962, poursuit ses études à Oxford avant de partir pour Stanford, en Californie, où il prépare un doctorat d'économie qu'il interrompt pour migrer vers la Chine. Il regagne ensuite l'Inde en auto-stop, ce qui lui donnera la matière d'un superbe récit de voyage. En 1986, il se révèle à la critique avec "Golden Gate" son premier roman en vers. Couronné par le prestigieux Commonwealth Writers Prize en 1993, Vikral Seth simpose bien vite comme l'un des grands écrivains indiens contemporains. Inspiré d'"Eugène Onéguine", de Pouchkine, pour la forme et le sujet, l'auteur situe l'action dans les années 80, en Californie, où quelques Américains "cherchent le grand amour et bravent le destin". Une épopée moderne où, "satire et romance, entraînent le lecteur au coeur d'une expérience unique". On y trouvera environ sept cents sonnets dans lesquels, tour à tour, apparaît et disparaît l'espoir, et qui feront de San Francisco "une cité mythique". Ce livre est un exploit: il fait à la fois rire et pleurer! Il faut s'y plonger, sans retenue, et savourer sa musique
Ed. Grasset (traduit de l'anglais Inde- par Claro; 345 pages; 20 euros)






