myboukin.com

Jeudi,
11 Mars 2010
Texte
  • Augmenter la taille du texte
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille du texte
Accueil Lectures

Lectures

Lettres à Aube et Lettres à un adolescent

Lettres à Aube et Lettres à un adolescent

«Lettres à Aube» et «Lettres à un adolescent», deux recueils de lettres adressées par de grands auteurs à leurs enfants montrent que le métier de parent n'est facile pour personne.

Les écrivains sont-ils des parents comme les autres ? Si l'on en croit les lettres qu'adressaient Racine, Théophile Gautier, Claudel, Fitzgerald, Freud et d'autres à leurs enfants, lettres que présente une jolie petite anthologie préfacée par la romancière Camille Laurens, la réponse est oui. Rassurons-nous, ces êtres éminents dont l'œuvre impressionne par la hauteur ou la profondeur de vue se montrent pour la plupart aussi attendris et anxieux, démunis, empêtrés ou même carrément maladroits que quiconque face à leur progéniture. Surtout lorsqu'elle arrive à l'adolescence, cet âge où l'enfant s'émancipe des romans que son paternel avait échafaudés autour de lui, penché sur son berceau. Pour se consoler et relativiser les déconvenues qu'infligent parfois les petits qui deviennent grands, il faut lire les lettres débordantes d'affection qu'André Breton adressait à sa fille Aube. Ces missives, publiées pour la première fois et merveilleusement éditées, sont un régal littéraire, à la hauteur de Nadja. Parfois rédigées sur du papier à en-tête du centre d'informations surréalistes, elles sont attendrissantes et drôles, tant l'écrivain s'y montre tenaillé entre son tempérament autoritaire d'une part et, de l'autre, son credo que le désir est «la seule rigueur que l'homme ait à connaître ». Aube, que le théoricien du mouvement surréaliste avait surnommée Ecusette de Noireuil dans sa première lettre, écrite lorsqu'elle était bébé, longue missive échevelée qui clôt L'Amour fou et s'achève sur la formule fameuse « Je vous souhaite d'être follement aimée» , lui donne du fil à retordre. Breton s'étrangle, épouvanté, quand il voit les fautes «très graves et du plus mauvais effet» que commet sa fille, bientôt lycéenne : «voit-tu, tu m'avait, je faisai, que tu comprenne, je savait» - c'est lui-même qui les relève avant de la sommer de ne point laisser «le cœur l'emporter sur la tête » et de travailler d'arrache-pied son orthographe.

Lire la suite...
 

Vampires : pourquoi les jeunes sont mordus

Vampires : pourquoi les jeunes sont mordus

Après les sorciers à lunettes, les buveurs de sang ! Longtemps réservé à un public adulte amateur de littérature gothique ou fantastique, le vampire est devenu un héros plébiscité de la littérature jeunesse. Enquête sur une nouvelle mode.

Le chiffre est impressionnant. Depuis novembre 2005, date de la parution du premier volet en librairie de la saga Twilight, de Stephenie Meyer, pas moins de 450 ouvrages mettant en scène un personnage de vampire ont été publiés en France. Un tous les trois jours ! «Ce courant existe depuis plus d'un siècle, mais il ciblait jusqu'à maintenant un public populaire d'adultes fans d'épouvante et de fantastique, explique Jean Marigny, professeur d'université à Grenoble. C'est grâce à Anne Rice et son entreprise d'humanisation du personnage, dans Entretien avec un vampire, qu'il est devenu accessible à tout le monde. Le vampire est un mythe, donc sa figure envahit tous les domaines: science-fiction, policier, romantique et désormais aussi jeunesse.»

Qu'on le sache : en 2009, chez les adolescents, on ne fantasme plus sur les baisers de Don Juan, mais sur les succions de Dracula. «L'adolescence est la période d'apprentissage des grands affrontements qu'abrite la civilisation dans laquelle on évolue. Les mythes sont des opérateurs qui permettent de les comprendre en les subvertissant. Ainsi du vampire, qui évolue entre la vie et la mort», explique le psychologue Benoît Virole. «On ne peut dissocier de cet aspect anthropologique l'aspect psychanalytique de ces histoires, qui mêlent les thèmes de la sexualité -déplacée, car non génitale-, de la vie, symbolisée par le sang, et de la contamination -la victime vampirisée devient vampire. Reste que cet engouement est pour moi d'abord commercial et médiatique. Le marché est toujours à l'affût des sujets liés aux grandes peurs de l'inconscient. Il les colonise et en amplifie l'attrait grâce à la presse.» Jean Marigny, lui, comprend que les jeunes lecteurs américains aient accueilli Twilight avec enthousiasme : «Avec Bush et le grand retour au puritanisme, cet amour impossible a exalté les enfants. Mais je n'y crois guère en France.»

Lire la suite...

Œuvres de Claude LÉVI-STRAUSS

Œuvres de Claude LÉVI-STRAUSS

A l'occasion de la publication de son oeuvre dans la "Bibliothèque de la Pléïade" en mai 2008, Roger-Pol Droit avait publié dans Le Monde un portrait de l'ethnologue que nous vous proposons de retrouver ici :

A qui doit-on cette pensée immense ? Un philosophe ? Un ethnologue, un anthropologue, un savant, un logicien, un détective ? Ou encore un bricoleur, un écrivain, un poète, un moraliste, un esthète, voire un sage ? Seule réponse possible : toutes ces figures ensemble se nomment Claude Lévi-Strauss. Leurs places varient évidemment selon les livres et les périodes. Mais il existe toujours une correspondance, constante et unique, entre ces registres, usuellement distincts et le plus souvent incompatibles. Car cette oeuvre ne se contente pas de déjouer souverainement les classements habituels. Elle invente et organise son espace propre en les traversant et en les combinant sans cesse.

Depuis une naissance à Bruxelles le 28 novembre 1908 jusqu'à la publication, ces derniers jours, de deux mille pages dans la "Bibliothèque de la Pléiade", le parcours de Lévi-Strauss suit un curieux périple. Il commence dans l'atelier de son père, qui était peintre, se poursuit par une série de mutations dont l'inventaire comprend, entre autres, l'agrégation de philosophie, le choix de l'anthropologie, le parcours du Mato Grosso, l'exil à New York pendant la guerre, l'adoption de la méthode structurale, la notoriété mondiale, le Collège de France, l'Académie française et l'apparent retour à la peinture dans son dernier livre publié (Regarder écouter lire, Plon, 1993). Résultat : des voies nouvelles pour scruter l'humain.

Lire la suite...

La Bible de Darwin, James Rollins

La Bible de Darwin, James Rollins

Auteur de thrillers à succès à la renommée internationale, ce vétérinaire de Californie, spéléologue et plongeur invétéré, inspiré par son goût immodéré pour le genre, les voyages et l'aventure, passe le plus clair de son temps sous l'eau ou sous terre.

Auteur de neuf autres romans, dont L'Ordre du Dragon (Fleuve Noir, 2007), James Rollins, qui vit à Sacramento où il possède toujours son cabinet vétérinaire, nous entraîne, dans ce thriller qui inquiète autant qu'il interroge, dans une aventure terrifiante.

Breslau, en août 1945: dans les décombres du IIIe Reich agonisant, un physicien allemand porteur des résultats de recherches ultrasecrètes menées pour Heinrich Himmler, le tout-puissant chef de l'ordre noir SS, fuit l'avancée soviétique. Aujourd'hui, quelque part dans l'Himalaya: au Népal, les moines d'un monastère bouddhiste ont été décimés par un mal inconnu. Sur place, Lisa Cummings, médecin, et Painter Crowe, agent de la Sigma Force, découvrent un pur cauchemar: les moines semblent avoir sombré dans la folie, le meurtre, et le cannibalisme. Au même moment, à Copenhague, l'exemplaire de la Bible ayant appartenu à Charles Darwin doit être mis aux enchères et déchaîne une lutte meurtrière pour sa possession. Quel secret recèlent ces pages soigneusement annotées? Et quel lien peut-il y avoir entre Darwin et un laboratoire troglodyte en Pologne, oublié depuis 1945? Soixante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les monstres dont rêvaient d'accoucher les maîtres du IIIe Reich sont sur le point de voir le jour. Un thriller de haute volée, que la formation et la grande curiosité de l'auteur permettent de parsemer d'interrogations qui donnent à l'intrigue une profondeur peu commune.


Ed. Fleuve Noir (traduit de l'américain par Paul Benita; 506 pages; 20,90 euros)

 

La scribe, Antonio Garrido

La scribe, Antonio Garrido

L'auteur, né en Espagne en 1963, enseigne à l'université de Valence. Passionné d'histoire, il a consacré sept ans de sa vie, ponctués de nombreuses recherches en Allemagne, à l'écriture de ce premier roman, devenu rapidement best-seller dans son pays. "La scribe" est un excellent thriller médiéval, à mi-chemin entre "Le nom de la rose" et "Les piliers de la terre". Au départ, un thème fascinant: Et si une jeune scribe tenait entre ses mains le destin de l'Occident? Nous sommes ici en Franconie, en 799, à la veille du sacre de Charlemagne. Theresa, fille d'un célèbre scribe byzantin, est apprentie parcheminière qui, contrairement aux jeunes femmes de son âge dont le rêve est de fonder une famille, n'aspire qu'à une chose: vivre parmi les livres. Un drame l'oblige cependant à quitter sa ville et à se réfugier dans la cité abbatiale de Fulda où elle devient la scribe du moine Alcuin d'York, véritable Sherlock Holmes en robe de bure. Alors qu'elle l'assiste dans ses enquêtes, la jeune femme découvre qu'à son insu, elle a emporté dans sa fuite un précieux parchemin qui pourrait bien sceller l'avenir de la chrétienté... A travers les aventures de ce personnage hors norme et particulièrement attachant, l'auteur évoque une page déterminante du christianisme au Moyen-Age. Coups de théâtre, érudition et étonnants protagonistes fictifs ou réels sont les ingrédients de ce roman historique au rythme trépidant.


Ed. Presses de la Cité (traduit de l'espagnol par Maryvonne Ssossé; 501 pages; 21,50 euros)

 

Golden Gate, Vikram Seth

Golden Gate, Vikram Seth

Un roman écrit en vers, un roman californien de surcroît et pourquoi pas? L'auteur, né à Calcutta en 1962, poursuit ses études à Oxford avant de partir pour Stanford, en Californie, où il prépare un doctorat d'économie qu'il interrompt pour migrer vers la Chine. Il regagne ensuite l'Inde en auto-stop, ce qui lui donnera la matière d'un superbe récit de voyage. En 1986, il se révèle à la critique avec "Golden Gate" son premier roman en vers. Couronné par le prestigieux Commonwealth Writers Prize en 1993, Vikral Seth simpose bien vite comme l'un des grands écrivains indiens contemporains. Inspiré d'"Eugène Onéguine", de Pouchkine, pour la forme et le sujet, l'auteur situe l'action dans les années 80, en Californie, où quelques Américains "cherchent le grand amour et bravent le destin". Une épopée moderne où, "satire et romance, entraînent le lecteur au coeur d'une expérience unique". On y trouvera environ sept cents sonnets dans lesquels, tour à tour, apparaît et disparaît l'espoir, et qui feront de San Francisco "une cité mythique". Ce livre est un exploit: il fait à la fois rire et pleurer! Il faut s'y plonger, sans retenue, et savourer sa musique


Ed. Grasset (traduit de l'anglais ­Inde- par Claro; 345 pages; 20 euros)

 

Le Serpent : Toto Riina, le maître de Cosa Nostra Attilio Bolzoni/ Giuseppe D'Avanzo

Le Serpent : Toto Riina, le maître de Cosa Nostra  Attilio Bolzoni/ Giuseppe D'Avanzo

Les auteurs, reporters à la "Reppublica" et qui figurent parmi les journalistes les plus accrédités d'Italie, sont devenus des familiers de Corleone, patrie de Toto Riina, celui qui a porté le "clan des paysans" de ces terres arides siciliennes jusqu'au sommet du gouvernement mafieux puisqu'on lui doit d'avoir réécrit les règles du jeu entre la mafia et l'Etat, ainsi qu'entre les "familles" elles-mêmes. Dans les années 90, Riina avait définitivement transformé Cosa Nostra en "Cosa Riina", la faisant à la fois sa "cause" et sa "chose". Personnage énigmatique, Toto Riina est un criminel de haut niveau. Ignorant, mais cependant doté d'une intelligence vive et intuitive, il est parvenu pendant fort longtemps à échapper aux traques policières. Il n'est tombé qu'après vingt ans de cavale et beaucoup ont pensé ­à tort- que la pièce était bel et bien finie. On le soupçonnait d'avoir commandité les meurtres d'un millier de personnes: magistrats, juges, hauts fonctionnaires, et de s'être personnellement impliqué dans une quarantaine d'assassinats. Mais où se situe la vérité dans l'univers dévoilé par les "repentis" comme Buscetta, Contorno, Calderone, Mannoia, Mutolo, Marchese, Di Maggio? C'est après avoir vu le célèbre mafieux que les auteurs ont eu envie de raconter son histoire. Ils se sont entretenus avec ses proches, ceux qui l'ont connu, combattu, trahi, jugé et ils ont constaté qu'aujourd'hui encore, on continue à le craindre. A Corleone, nous disent-ils, après avoir cherché à reconstruire son parcours criminel en se contentant "de fragments et de bribes de vérités", quinze ans après la chute du "parrain", tout est resté comme avant, à ceci près: maintenant, "des jeunes ont pris la place des vieux". AP


Ed. du Toucan (traduit de l'italien par Johan-Frédérik Hel Guedj; 368 pages; 22 euros)

Je le ferai pour toi, Thierry Cohen

Je le ferai pour toi, Thierry Cohen

Que seriez-vous prêt à faire par amour? Et jusqu'où pourrait vous mener la haine? Telles sont les interrogations posées par l'auteur, originaire de Casablanca, aîné d'une famille de cinq enfants, qui a grandi à Villeurbanne. Sociologie, psychologie, communication et un master à l'Ecole supérieure de commerce de Paris, pour finalement rejoindre un de ses frères à Lyon, afin de développer leur propre agence de communication et de publicité: "A Capella". Son premier livre, "J'aurais préféré vivre", paru chez Plon en mars 2007, et traduit en huit langues, lui a valu le Grand Prix Jean d'Ormesson. Une adaptation pour le cinéma est en cours. Ici, nous avons deux histoires pour un destin: un père venge son fils, victime d'un attentat. Mais en négligeant les survivants pour s'occuper des morts, ne passe-t-on pas à côté de la vie? Membre d'une bande de voyous, Daniel abandonne son milieu lorsqu'il rencontre Betty, et reprend ses études avec une farouche volonté de réussir. Devenu plus tard père de famille et brillant dirigeant d'une agence de "com", il vit une existence paisible et heureuse jusqu'au jour l'un de ses fils, Jérôme, trouve la mort dans un attentat. Daniel perd ses repères, s'enferme dans le silence, en particulier avec sa femme et son autre fils, et élabore un plan fou pour venger le disparu. Un jour, un SDF est enlevé par un groupuscule islamiste: "Quelle est la valeur de cet homme?", demandent les terroristes. Que signifie ce seul message en guise de revendication? Et voilà deux vies qui basculent, deux existences qui changent, se perdent, flirtent avec la mort. Du mystère, de la fascination: une passionnante lecture.


Ed. Flammarion (441 pages; 19,90 euros)

Page 1 de 30

Portfolio

dickson-front

Michael K Dickson,  Voyage dans le sud ouest des États Unis ... Portfolio

Exposition

ima
L'institut du Monde Arabe accueille, pour la première fois en Europe, cet ensemble d’objets exceptionnel, qui témoigne du raffinement artistique des cultures d’islam. Le vocable «islamique» pourrait faire croire que cet art n’a de finalité que religieuse ; or une large partie de sa production est profane..

Vidéos - Interviews - Pub - Humour

JavaScript est désactivé!
Pour afficher ce contenu, vous devez utiliser un navigateur compatible avec JavaScript.

Anthropologie

 

Primitifs ?

Le terme implique une idée de commencement. Il désigne des peuples qui vivraient comme...

 

La Crise moderne de l’anthropologie

À l’époque des indépendances des pays africains, tout se passait comme si l’anthr...

 

Sorciers et psychanalyse

Pendant qu’en Europe on enchaînait les fous, des peuples primitifs les soignaient selon...

 

La cuisine : l’art de donner du goût

Saviez-vous qu’il est des peuples pour qui manger constitue un acte obscène ? Qui se ...

 

Une enquête difficile

La décision prise par l’UNESCO de réaliser une enquête sur les tendances de la rech...

Services

Publicité

Un librairie s'installe au 21
Librairie en ligne indépendante.
Editions93.com
Envoyez-vos manuscrits, aux sources du polar !
SGDL.org
La Société des Gens De Lettres.
Bannière