Hachette Livre s'impose comme le groupe éditorial français le plus puissant, devant Editis et France Loisirs, dans un secteur "en relative bonne santé" où les groupes étrangers sont de plus en plus présents, selon le classement annuel du magazine Livres Hebdo publié vendredi.
Avec 2,13 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2007, Hachette Livre s'affirme comme un géant mondial de l'édition et creuse l'écart avec ses concurrents français.
Le groupe, "qui ne réalise plus qu'un tiers de son chiffre d'affaires dans l'Hexagone", contrôle notamment Grasset, Fayard et Larousse. Hachette Livre est leader dans l'édition généraliste en Grande-Bretagne, grâce à sa filiale Hachette UK, et le 5è éditeur généraliste américain avec Hachette Book Group USA.
Editis arrive en 2è position avec 760 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2007. Le groupe (Le Robert, Robert Laffont, Plon, Univers poche...) a été racheté au printemps par le numéro un de l'édition espagnol Planeta.
L'arrivée de Planeta confirme l'essor des groupes étrangers sur le marché français, après la prise de contrôle de Flammarion en 2000 par l'italien RCS. Selon Livres Hebdo, "sept des douze principaux acteurs de l'édition française dépendent désormais de sociétés étrangères, toutes européennes".
France Loisirs (380 millions d'euros), filiale à 100% de l'allemand Bertelsmann et principal club du livre en France, arrive en 3è position, juste devant les Editions Atlas (378,3 millions), spécialiste des fascicules vendus en kiosque, contrôlé par l'italien De Agostini.
Média participations (301 millions), Lefebvre Sarrut (296 millions), Gallimard (290 millions), Flammarion (243 millions), La Martinière Groupe (237 millions) et Panini France (183 millions) complètent le Top 10.
Le classement comprend 236 éditeurs ayant réalisé en 2007 un chiffre d'affaires d'au moins un million d'euros, pour un chiffre d'affaires cumulé de 7,15 milliards d'euros, en progression de 5% par rapport à 2006 (6,8 milliards).
Livres Hebdo note la "relative bonne santé du secteur", dans une période d'incertitude pour la consommation en général. Les maisons qui connaissent le plus de difficultés se situent, selon la même source, "plutôt dans le deuxième tiers du classement, entre 3 et 12 millions d'euros de chiffres d'affaires".
(source Livres Hebdo)







