En 2004 je lisais au hasard du web :"Je souhaite également que le SNE et mon ministère continuent de travailler ensemble sur un autre secteur fragile et vital pour assurer dans le domaine du livre la promotion de la diversité culturelle. Je pense à ce que l'on appelle, à mon sens à tort, la "petite" édition, secouée en peu d'années par les faillites successives de plusieurs distributeurs. Je tiens à vous dire que je me retrouve dans les orientations de travail tracées, au nom de votre syndicat, par Liana Lévi, pour soutenir et mieux faire connaître ce secteur essentiel à la diversité culturelle et éditoriale" .... blablabla de notre ministre de la culture de l'époque Renaud Donnedieu de Vabres.
Il faut se rendre à l'évidence ... la petite édition se soutient toute seule. Force est de dire qu'elle est obligée de le faire. On semble oublier, au fil des beaux discours, que le secteur du livre est ultra concurrentiel, l'offre excédent sans nul doute la demande. Il suffit de comptabiliser les parutions à chaque rentrée. A force de sectoriser, d'user d'outils marketing dignes des marques de lessive, le mur s'est progressivement élevé autour des petits éditeurs en place et maintenant il est impossible de le franchir, sauf à grimper sur le dos de ses voisins et là même, il n'y a qu'un seul élu
Les grandes maisons, ont donc réussi ce que toute entreprise se doit de faire pour survivre, tenir à distance ses concurrents, en les enfermant dans le cercle de la petite édition. Bien sûr ce mur est très beau. Orné, paré, décoré, on passe devant avec respect. C'est même un peu comme une visite au zoo, on y observe des espèces rares.
Mon propos est sans rancune. Je ne suis ni éditeur ni écrivain. Cependant j'observe le monde dans lequel je vis et je constate que les petits sont petits pour longtemps et que les gros grossissent encore.
Vous êtes comme moi, vous êtes surpris de certains tirages au million d'exemplaires, les chiffres font tourner les esprits. Cela devient comme le football, il ne marque pas mais il fait vendre des téléphones portables. Pendant que dans une chaumière au coin d'une cheminée, gardons cette image d'Épinal pour ajouter au tragique, un homme, une femme écrit le plus beau des romans, un autre rivage des Syrtes, une autre légende d'automne, un autre livre des illusions.
Que faire? Car dans un esprit de justice j'aimerai rendre à César ce qui est à César. Devenir un Robin des Bois de l'édition ? Un Nicolas Hulot de l'éco-système littéraire ? Faire tomber ce mur de Merlin?
C'est à vous que je pose la question. Je mets à votre disposition ce livre blanc qu'est myboukin.com afin trouver ensemble les meilleurs solutions pour que chacun exprime ses souhaits, ses ambitions, sa vision du monde littéraire. C'est le meilleur moyen que j'ai trouvé pour soutenir la cause du Livre.
Madfish







